Semaine 7 : Tsukikage Baby / Zankoku na Kami ga Shihai suru

Tsukikage Baby (Yuki Kodama)  :

Un manga de l’autrice de Kids on the slope, je ne pense pas avoir besoin d’argumenter davantage pour faire comprendre que c’est génial. La mangaka de tous vos grands sourires et de vos larmes de bonheur a récemment achevée cette série jolie et envoûtante comme un clair de lune, et je n’en peux tout simplement plus de l’avoir entre mes mimines. Elle y étudie cette fois l’art de l’owara, une danse traditionnelle où les visages des danseurs sont dissimulés sous de grands chapeaux. Dissimulés, comme les sentiments naissants des lycéens pratiquant la discipline,que l’on suit avec attachement. Un manga « à fleur de peau » sur l’amour, la passion, la séduction et le deuil. Une pépite qui se lit avec du baume au cœur, sans jamais que son classicisme ne devienne un défaut.

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Les attentes de février (2018)

Janvier ? Il y avait un mois de janvier cette année ?? On ne me dit jamais rien aussi..Bon en vrai oui oups j’ai sauté le mois de janvier, j’ai pas eu le temps avec les fêtes et plein d’autres événements donc voilà désolé (plus le lancement de mon projet). Mais je vais quand même parler du mois de janvier brièvement car il y avait du très bon. (Et je suis méga en retard pour février mais hey c’est la vie je m’accroche comme je peux)

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Semaine 5 : Gabriel DropOut

Il​ ​y a​ ​pas​ ​mal​ ​de​ ​mangas​ ​que​ ​j’aimerais​ ​bien​ ​voir​ ​en​ ​France,​ ​sans​ ​forcément​ ​de​ ​raison particulière.​ ​Après​ ​tout​ ​parfois​ ​on​ ​aime​ ​quelque​ ​chose​ ​sans​ ​être​ ​capable​ ​d’expliquer pourquoi.​ ​J’aimerais​ ​bien​ ​New​ ​game​ ​en​ ​France,​ ​ou​ ​encore​ ​Sakura​ ​trick,​ ​ou​ ​même​ ​Boy​ ​skirt​ ​! (Non​ ​restez​ ​ici​ ​svp)​ ​Il​ ​y en​ ​a​ ​tout​ ​un​ ​tas​ ​que​ ​j’apprécie,​ ​sans​ ​pour​ ​autant​ ​savoir​ ​quoi​ ​dire dessus.​ ​Gabriel​ ​DropOut​ ​en​ ​fait​ ​partie.​ ​Mais​ ​puisqu’il​ ​faut​ ​bien​ ​écrire​ ​quelques​ ​lignes dessus,​ ​je​ ​vais​ ​essayer​ ​d’expliquer​ ​pourquoi​ ​j’aime​ ​ce​ ​manga​ ​et​ ​j’aimerais​ ​qu’il​ ​sorte​ ​ici.

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Semaine 4 : Horimiya

Parmi les grands mystères qui entourent l’édition de mangas en France, il y a le cas Horimiya. Manga très apprécié et connu, mais toujours pas la moindre trace en France. Si je ne suis pas capable de vous expliquer pourquoi nous n’avons pas Horimiya en France, je peux néanmoins vous expliquez pourquoi il devrait être publié en nos contrées.

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Semaine 3 : Sayonara Watashi no Cramer

Nouvelle série de Naoshi Arakawa connu en France pour Your lie in April et Sayonara Football, cette série est en fait une suite à Sayonara Football.

Suo Sumire a 15 ans, est passionnée de football. Durant le collège elle n’a pas connue de victoire. Après avoir fait la rencontre de Midori Soshizaki et assistée à un match, elles vont décider de rejoindre les Warabi malgré le fait que ce soit une équipe d’un faible niveau. C’est avec la rencontre de Nozomi Onda (personnage principal de Sayonara Football) qui a aussi rejoint les Warabi qu’elles vont essayer de gagner le championnat national de football féminin.

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Semaine 2 : Smells like green spirit

Smell like green spirit – Nagai Saburou
Genre : BL (shounen-ai)
Statut : terminé
Nombre de tomes : 2

Résumé personnel :

Mishima, lycéen dans une petite ville de campagne, est victime de harcèlement scolaire, parce qu’il est efféminé. Il est gay mais cache son orientation et trouve son réconfort lorsqu’il se maquille en secret chez lui. Un jour sur le toit de l’école, il retrouve le rouge à lèvre qu’il avait perdu entre les mains de Kirino, l’un de ses bourreaux, sur le point de l’utiliser à son tour. Ceci est l’histoire d’adolescents qui cherchent un endroit où ils peuvent être eux-mêmes.

Smells like green spirit m’a touchée par les thèmes abordés, ses ado perdus et un graphisme maîtrisé, qui passe du style « cartoon » dans les moments comiques à un trait élégant qui joue sur les contrastes.

Le titre n’a rien d’anodin : tout d’abord une référence à la célèbre chanson de Nirvana, un symbole de l’adolescence perdue, en recherche identitaire. Quant au « green » qui remplace le titre initial, il évoque la campagne dans laquelle Mishima et Kirino grandissent. Ce milieu peu éduqué, qui vit en vase clôt et se nourrit des rumeurs des commères, étouffe les ado, surtout ceux qui sortent de la norme.

C’est ainsi que ce manga traite avant tout d’homophobie, celle de la société, de familles qui veulent sauver les apparences, de camarades, et même celle intériorisée par les personnages manifestement non hétéro.

Tout au long de l’histoire, Mishima et Kirino cherchent à comprendre qui ils sont, et ce qu’ils souhaitent faire de leur vie, à la fois pour eux et pour leurs proches. S’il y a une part de romance dans ce manga, elle reste secondaire, bien moins importante que la relation qui se tisse entre les deux ado perdus.

En deux volumes, Nagai Saburou raconte leur passage à l’âge adulte, et les réponses qu’ils trouvent chacun. Si je n’adhère pas à toutes ces dernières, la conclusion a le mérite de ne pas tomber dans le manichéisme, ainsi que de montrer la diversité des profils et des choix d’une communauté encore victime de discrimination.

Anne-Cerise, 38 ans, auteure indépendante de fantasy jeunesse et romance, je vis au Vanuatu. Je tiens un site et blog éclectique sur l’écriture, mes lectures, mes coups de cœur animés, nos apprentissages en famille (mes enfants ne vont pas à l’école), nos voyages…

http://opaledefeu.jimdo.com